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Du libéralisme à l’ultralibéralisme : quand la liberté devient un piège

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

« Trop de liberté tue la liberté. »


C’est le paradoxe dérangeant que Philippe Kourilsky expose dans La démocratie au défi du partage, en posant cette question qui fâche : et si l’ultralibéralisme était une forme déguisée d’autoritarisme ?


Citation Malcom X

Nous pensions la liberté comme un rempart. Elle est devenue un champ de bataille.

En explorant les différentes figures contemporaines de la liberté — libérale, illibérale, ultralibérale — Kourilsky démonte une à une les illusions. Non, l’ultraliberté ne garantit pas l’émancipation. Elle garantit la domination des plus puissants.


Quand la liberté se déleste de toute contrainte collective, elle cesse d’être un projet commun. Elle devient une course entre inégaux, où les plus forts écrasent les autres… en toute légalité.


Dans ce monde-là, la « liberté d’entreprendre » devient licence d’exploiter.


La « liberté d’expression » devient arme de désinformation.


La « liberté individuelle » devient prétexte à l’égoïsme radical.


Ce n’est pas un accident, c’est un système.


C’est ce que Kourilsky appelle une perversion du principe de liberté, qui gangrène les démocraties de l’intérieur. Car en refusant toute régulation, l’ultralibéralisme produit exactement ce qu’il prétend combattre : des masses aliénées, appauvries, en colère… et donc séduites par les solutions autoritaires.


Voilà comment l’excès de liberté des uns détruit la liberté des autres.


Et voilà pourquoi les démocraties doivent réaffirmer une autre idée de la liberté : une liberté co-construite, nourrie d’un devoir d’altruité, fondée sur la réciprocité et non sur la prédation.

À l’heure où certains opposent la liberté à la justice sociale, ou à la transition écologique, ce livre rappelle une évidence : la liberté n’a de sens que si elle s’accompagne d’un engagement envers les autres.


Sans quoi elle devient un piège.


Et une arme contre la démocratie.


 
 
 

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